L’Organisation des Nations Unies joue un rôle important en matière de développement et de codification du droit international public et offre un forum mondial efficace pour la négociation de nombreux traités internationaux. Avec l’accord des États Membres, le Secrétaire général a engagé l’Organisation à renforcer et faire avancer l’état de droit sur le plan international, ce qui constitue de plus en plus un objectif majeur de l’ONU. La reconnaissance du droit international et du cadre des traités multilatéraux constitue actuellement une partie intégrale de la gestion des relations internationales. Les traités revêtent une importance accrue pour la vie et l’existence des individus et des communautés, ainsi que pour les activités des sociétés commerciales, ce qui souligne l’interdépendance toujours croissante entre les accords internationaux et le droit national.
Dans le Document final du Sommet mondial de 2005, les États Membres ont reconnu « la nécessité de voir l’état de droit consacré et respecté par tous aux niveaux national et international » et ont souligné qu’il était important que les États ratifient et mettent en œuvre les conventions déposées auprès du Secrétaire général dans les domaines tels que le terrorisme, le crime organisé et la corruption, ainsi que la protection de l’environnement et des droits de l’homme. Dans son rapport intitulé « Dans une liberté plus grande » (A/59/2005), le Secrétaire général a déclaré que « l’action en faveur de la primauté du droit doit être renforcée grâce à l’adhésion universelle aux conventions multilatérales ».
L’expansion continue du cadre des traités et la croissance de la communauté internationale ont entraîné de nombreux changements dans la pratique du Secrétaire général, en tant que dépositaire des traités multilatéraux, et dans les fonctions d’enregistrement du Secrétariat.
Compte tenu de ce qui précède, les pays doivent faire face à de nouveaux défis en matière de participation aux traités multilatéraux, notamment en ce qui concerne la signature, la ratification, l’adhésion et la mise en application sur le plan national des droits et obligations découlant des traités. Ainsi que le Secrétaire général l’a souligné dans son Rapport sur le Millénaire (A/54/2000), de nombreux pays « ne disposent tout simplement pas des compétences et des ressources nécessaires, notamment lorsque l’application des instruments internationaux passe par la promulgation d’une législation nationale ».
Le Secrétariat de l’ONU est tenu de mettre en œuvre les objectifs énoncés par les États Membres dans le Document final du Sommet mondial de 2005 et par le Secrétaire général dans son Rapport sur le Millénaire, ainsi que ceux qui ont été approuvés dans la Déclaration du Millénaire, en offrant notamment une assistance en matière de formation et de renforcement des capacités, telle que ce séminaire, en vue de faciliter une participation plus effective des pays aux traités déposés auprès du Secrétaire général, d’accroître l’enregistrement des traités bilatéraux et multilatéraux auprès du Secrétariat conformément à l’Article 102 de la Charte des Nations Unies et d’augmenter la prise de conscience concernant l’application sur le plan national des droits et obligations découlant des traités.